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des extraits de l'album Au grand jour, rendez-vous
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de Tôt ou Tard |
Au grand jour (2004)
J'ai rencontré Sébastien Martel chez Vincent
Segal, alors qu'on répétait LES EMBELLIES.
Vincent voulait qu'il joue sur MA DEMEURE. Il m'a aussi
invité à rencontrer Sarah Murcia. La complicité
sur scène a été immédiate.
Entre ces deux-là, la vie fut fort belle. En 2001,
je n'avais plus de maison de disque. Vincent Segal m'a
alors suggéré de demander à Seb -alors
en plein RAGALET mais très impliqué dans
mes chansons- pour réaliser mon troisième
album. Seb l'a partiellement fait avec un soucis permanent
de (se) surprendre et une disponibilité olympique
(l'agenda de cet homme exquis est ubiqui-cui). L'autre
acteur essentiel fut Matthieu Chédid. On a cassé
les maquettes et on a donné un son à des
coups de cur.
Marlon B. a pris la suite du travail (cours du soir),
lorsque les deux autres réalisateurs sont partis,
leur cartables pleins de mots tendres et de groove, sur
les routes avec celui qu'on appelle M.
Beaucoup des artistes ont accepté des conditions
amicales. Tous, en fait, à y regarder de près.
J'ai retrouvé tôt ou tard fin 2003. Contrat,
studio, mixage, master, pochette. Abracadabra !
Les chansons parlent de conflits amoureux. Elles ont été
rassemblées sur la scène du théâtre
d'Ivry sur Seine, en mars 2002, excepté T'AIMER,
qui a été écrite après, et
TU PARLES, que je trouvait trop noire pour s'intégrer
dans un spectacle déjà assez mélancolique.
Beaucoup de chansons du spectacle (20 en tout) ont été
momentanémment abandonnées au fil de l'enregistrement,
du mixage, du mastering
Je ne désespère
pas de graver un jour UN AIR, l'adaptation d'une mélodie
de Fauré, ÉVITER DE L'APPELER, la chanson
maudite (je voulais déjà la chanter dans
LES EMBELLIES mais Vincent Segal n'en voulait pas. On
peut pas toujours être d'accord!), MALIDOR, la chanson
gigogne, COMME LES JOURNÉES SONT LONGUES, chantée
par TRYO sur GRAIN DE SABLE, mon SUR LE PONT D'AVIGNON,
qui n'est pas une adaptation d'un air traditionnel (elle
a été refusée, en fait, à
mon grand désespoir mais pour le bonheur de Claire
Dit Terzi
), UNE ÎLE que j'avais maquettée
pour Patricia Kass (je ne sais pas si elle l'a entendue
Patricia? ), LE DÉSERT, qui ponctue, sous une forme
instrumentale morriconienne la fin de Y DESPUES DE TODO,
de LAS ONDAS MARTELES (mais la mélodie du couplet
a disparu!)
Je ne désespère pas, je
vous dis !
Cyril Avêcque, Sébastien et moi, avons joué
ce répertoire torturé et méditatif,
dans nos beaux costumes tout neufs, sous le patronnage
inspiré de Kên Higelin qui nous mettait en
scène. Le disque brasse encore une fois des influences
assez contrastées. Je l'ai dédié
à ma grand-mère (
dans sa maison de
retraite), à un architecte qui enseigna à
l'école d'architecture de Bordeaux et qui m'a beaucoup
influencé, à une de mes idôles (un
gaucher, comme ma grand-mère) et à ma douuuuce
(tiens ! Encore une gauchère).
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